La macération
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En vinification, la macération pelliculaire consiste à laisser, dans la cuve, le moût en contact avec les peaux de raisin (marc). Cette opération permet de faire bénéficier le vin des tanins (polyphénols) et couleurs (anthocyanes) apportés par la peau. Ce phénomène peut être amplifié par pigeage ou remontage. Outre la macération pendant la fermentation, on distingue les procédés suivants :
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Le remontage : |
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Le remontage est l'action de remonter le jus de raisin (ou moût) en fermentation sur le chapeau de marc (partie solide de la vendange présente dans la cuve) à l'aide d'une pompe. Le but principal du remontage est d'extraire au mieux les molécules intéressantes des raisins (tanins, précurseurs d'arômes, molécules colorantes), présentes essentiellement dans les premières couches de cellules des peaux de raisin. Le chapeau qui contient
ces peaux de raisins étant remonté naturellement au haut de la cuve dès le
début de la fermentation, sans remontage, seul une petite partie des
raisins toucherait ce moût. L'homogénéisation augmente donc cet échange.
De plus le remontage permet de mouiller le chapeau avec du jus alcoolisé
et chargé en CO2 et ainsi de protéger ce chapeau de l'oxydation et des
attaques de microorganismes aérobies. |
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Wikipedia |
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La macération carbonique : |
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La macération carbonique est une technique de vinification de vin rouge primeur essentiellement, mais elle convient également à l’obtention de vin de garde. Elle a été popularisée en France par Michel Flanzy après des essais positifs dans le beaujolais et dans les côtes-du-rhône méridionales. Elle nécessite des baies de raisins intactes : On doit donc impérativement faire les vendanges à la main en récipients bas. La technique consiste à mettre les grappes entières, non éraflées et non foulées, dans une cuve hermétique saturée de dioxyde de carbone. Il se produit alors une fermentation intra-cellulaire que Louis Pasteur avait déjà décrite. L'utilisation de la macération carbonique est intéressante pour les caractéristiques particulières qu'elle confère au vin : arômes typiques de « bonbon anglais » (amyliques), acidité et présence de tanin réduite. Son principal inconvénient est de favoriser les risques microbiens notamment à froid lorsque le départ en fermentation est languissant. La stricte macération carbonique ne peut se faire qu'en très petit volume où le raisin ne s'écrase pas. Cette technique utilisée à grande échelle est en fait une macération semi-carbonique. Le processus commence à l'intérieur des grains et s'interrompt lors de leur écrasement. Un ou deux jours avant le début des vendanges, le vigneron récolte l'équivalent de 10 % du volume d'une cuve. Il foule ce raisin pour favoriser un départ en fermentation rapide et un début de production de CO2. Ce pied de cuve va permettre de saturer la cuve en CO2 et d'isoler la vendange de l'action de l'oxygène. L'écrasement progressif de la vendange sous son poids et du fait de la fermentation alcoolique va libérer progressivement du moût dans la cuve. Après cette phase de macération carbonique la vinification peut se poursuivre selon un schéma classique. Cependant le décuvage se fait avant complète fermentation; cette méthode permet une extraction plus rapide des anthocyanes colorantes et des précurseurs d'arômes. De plus, la maîtrise de la fin de fermentation est plus facile en moût que sous marc. Le gaz carbonique produit par la première cuve servira à inerter les cuves suivantes. Lors du décuvage, le jus de tire (jus sorti naturellement du raisin) représente environ 60% du volume de vin potentiel. Il est coloré, riche en alcool, peu acide et très parfumé. Le jus de presse (jus sorti du raisin sous l'action du pressoir) est plus clair, plus faible en alcool, moins aromatique plus acide et âpre. La présence des rafles est responsable de cet état de fait. Concrètement, le viticulteur ne peut se passer de 40 % de la récolte. Un pressoir capable de montée en pression douce permet alors de récupérer les premiers jus de presse, proches du jus de tire. Utilisée depuis longtemps en Beaujolais, cette technique a été mise en avant pour la production de vins nouveaux ou primeurs. Il ne faut cependant pas la réduire à ce segment de marché, puisque dans le même vignoble, elle sert à élaborer des vins de garde dans les crus comme "Morgon" ou "Moulin à vent". Ce mode de vinification a
été essayé dans les vignobles à
vin de table et
vin de pays pour remplacer avantageusement la thermovinification. Lors
de ces essais, elle a démontré son potentiel et permis de réhabiliter le
"carignan N". Ce cépage de coteaux avait été introduit en plaine où ses
rendements nuisaient à sa qualité. De plus, sa qualité dépendait fortement
de l'âge des vignes et il est difficile d'avoir des vieilles vignes dans
un vignoble en restructuration. La macération carbonique a permis de
valoriser les vins de vignes jeunes, exprimant fruit et équilibre
alcoolique sans l'astringeance des tannins. |
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Voir aussi
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La macération pelliculaire : |
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La macération pelliculaire est une opération œnologique destinée à favoriser l'extraction des arômes et précurseurs d'arôme du raisin. Lors de l'élaboration du vin blanc ou du vin rosé, le contact entre la pellicule du raisin et le moût est réduit dans le temps. Or, c'est dans la pellicule que se trouvent les précurseurs d'arôme du vin. La macération pelliculaire permet un prolongement du contact entre pellicule et moût. Le but de la macération pelliculaire est d'augmenter le potentiel aromatique du futur vin. A son arrivée au chai, le raisin foulé est placé dans une cuve pendant quelques heures. (entre quatre et vingt-quatre) Chaque opération est un choix pour le vinificateur qui en pèse le pour et le contre:
La macération pelliculaire augmente l'extraction des arômes, qu'ils soient bon ou mauvais. Elle nécessite une excellente maturité du raisin et une vendange très propre. La présence de rafles ou de feuilles rend les effets de l'opération négatifs. Sur une vendange
partiellement pourrie, l'opération est à éviter. En effet, la pourriture
grise synthétise des enzymes qui dénaturent les arômes du vin. Dans ce
cas, le pressurage rapide évite une trop grande extraction de ces enzymes. |
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La maîtrise des
températures : |
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La maîtrise des
températures en œnologie est un élément très important de la
vinification des vins.
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La chaptalisation : |
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chaptalisation consiste à ajouter du sucre au
moût pour
augmenter le degré d'alcool final du vin. Dans la théorie, l'ajout de
16,83 grammes de sucre par litre conduit à la production d'un degré
d'alcool supplémentaire. En Europe, ce procédé est surtout utilisé dans
les régions septentrionales, là où les conditions climatiques limitent la
formation naturelle de sucre dans le raisin. Il fait l'objet d'une
réglementation précise. Dans le cas de la vinification, la chaptalisation est parfois remplacée par certaines techniques d'auto-enrichissement. La plus répandue est incontestablement l'osmose inverse. Ces techniques consistent à soustraire au moût une certaine quantité d'eau. Il en résulte une augmentation de la concentration des autres composés (dont le sucre). Les techniques d'auto-enrichissement ont
le désavantage de diminuer la quantité effective de moût (de l'eau est
soustraite) alors que la chaptalisation l'augmente (environ 0,6 litre/Kg
de sucre ajouté). |
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